À l’arrêt, quelques centimètres de différence peuvent transformer une moto rassurante en machine difficile à maîtriser. Pour une conductrice d’environ 1,60 m, la hauteur de selle compte, mais elle ne résume pas l’ergonomie d’un deux-roues.
La longueur des jambes, la largeur de l’assise, le poids, la répartition des masses et la facilité des manœuvres lentes ont souvent davantage d’importance que la taille indiquée sur la fiche technique. Une moto bien équilibrée peut ainsi convenir parfaitement, même si les deux pieds ne touchent pas complètement le sol.
Les critères qui font vraiment la différence
La hauteur de selle constitue le premier repère lorsqu’on cherche une moto adaptée à une personne de petite taille. Une valeur comprise entre 720 et 790 mm est généralement intéressante, mais elle doit être interprétée avec prudence, car les constructeurs ne mesurent pas toujours les modèles dans des conditions identiques.
La largeur de la selle influence directement la façon dont les jambes descendent vers le sol. Une selle étroite peut être plus accessible qu’une selle large affichant pourtant la même hauteur, tandis qu’un réservoir volumineux ou une assise très creusée peut modifier les sensations une fois installée au guidon.
Le poids mérite la même attention. Une machine de 180 kg bien équilibrée peut sembler plus facile à relever ou à déplacer qu’un modèle de 160 kg dont le centre de gravité est placé haut. Il faut donc tester la moto moteur coupé, notamment pour la reculer, la garer ou la sortir d’un emplacement en pente.
- Hauteur et largeur de selle : elles déterminent la facilité avec laquelle les jambes atteignent le sol.
- Poids tous pleins faits : il donne une indication plus réaliste que le poids à sec.
- Répartition des masses : une moto équilibrée reste plus prévisible à faible allure.
- Angle de braquage : une direction qui tourne largement simplifie les demi-tours.
- Souplesse du moteur : un embrayage progressif et un moteur docile facilitent les départs.
- Position des commandes : le guidon, les repose-pieds et les leviers doivent tomber naturellement sous les mains et les pieds.
Il n’est pas obligatoire de poser les deux pieds à plat. Un seul pied fermement posé suffit dans de nombreuses situations, à condition de maîtriser la moto lors des arrêts en dévers ou dans les manœuvres serrées. L’objectif n’est pas d’obtenir une posture parfaite sur le papier, mais de conserver un contrôle réel et une marge de sécurité.
Les types de motos les plus accessibles
Les cruisers et les motos à selle basse
Les cruisers sont souvent appréciés par les motardes mesurant autour de 1,60 m grâce à leur centre de gravité bas et à leur selle proche du sol. La position de conduite permet généralement de placer les jambes vers l’avant, ce qui peut rassurer lors des arrêts, même si cette architecture n’offre pas la même agilité qu’un roadster dans les embouteillages.
La Kawasaki Eliminator 500 représente une option particulièrement intéressante. Sa selle standard se situe autour de 735 mm et une selle basse permet de réduire encore cette hauteur, tandis que son bicylindre de 451 cm³ reste suffisamment souple pour un usage quotidien et compatible avec le permis A2.
Son poids contenu et son comportement prévisible facilitent les déplacements à basse vitesse. Elle convient aux trajets urbains, aux balades et aux parcours périurbains, sans donner l’impression d’être limitée à une utilisation de débutante.
La Honda Rebel 500 est également une référence souvent recherchée sur le marché de l’occasion. Sa selle basse, son moteur progressif et sa commande d’embrayage accessible en font une moto rassurante, même si sa position custom et son espace de rangement réduit ne répondront pas à tous les besoins.
Les roadsters compacts et polyvalents
Un roadster offre souvent un meilleur compromis pour la ville, les routes départementales et les trajets quotidiens. Sa position plus droite donne une bonne visibilité, mais sa selle peut être plus haute que celle d’un cruiser. L’essai reste donc indispensable, car la largeur de l’assise change énormément la perception de la hauteur.
| Modèle | Hauteur de selle indicative | Poids approximatif | Profil recherché |
|---|---|---|---|
| Kawasaki Eliminator 500 | 735 mm, environ 715 mm avec selle basse | Environ 176 kg | Accessibilité et polyvalence |
| Honda CB500 Hornet | Environ 785 mm | Environ 188 kg | Roadster polyvalent pour le quotidien |
| Yamaha MT-07 | Environ 805 mm selon la version | Environ 183 à 184 kg | Moteur vivant et usage polyvalent |
| Honda CB125R | Environ 816 mm | Environ 130 kg | Ville et première expérience légère |
La Honda CB500 Hornet mérite l’attention d’une conductrice qui souhaite une moto moderne, maniable et capable de sortir régulièrement de la ville. Sa selle de 785 mm n’est pas particulièrement basse, mais la machine reste étroite au niveau de l’assise et son moteur bicylindre offre une puissance suffisante pour les routes rapides.
Pour une personne d’1,60 m, il faut toutefois vérifier la possibilité de poser correctement un pied au sol sans se pencher excessivement. Une suspension réglée trop ferme ou une selle large peut rendre la moto moins accessible qu’une simple mesure ne le laisse penser.
La Yamaha MT-07 est très populaire pour son moteur coupleux et sa facilité de prise en main une fois lancée. Sa hauteur de selle proche de 805 mm peut cependant demander davantage d’assurance à l’arrêt, surtout lors des demi-tours ou des stationnements en pente.
Elle peut devenir une bonne solution grâce à une selle adaptée, à un réglage précis de la suspension et à une technique maîtrisée. Pour une première moto, elle n’est néanmoins pas toujours le choix le plus confortable, notamment si la conductrice manque encore de confiance lors des manœuvres lentes.
- 2017 (0598/PPE/25/5815)
- 【Semelle épaissie améliorée】la semelle en caoutchouc composite épaissi améliore le soutien et la protection. La bande de roulement…
- 【Tissu récemment amélioré】La tige de ces chaussures de moto est fabriquée en tissu Oxford hydrofuge, offrant une résistance…
Quelle cylindrée choisir pour débuter
Une 125 cm³ peut convenir pour les trajets urbains, les petites routes et les déplacements où la vitesse reste modérée. Son faible poids facilite l’apprentissage, mais ses performances peuvent devenir limitées sur voie rapide, face au vent ou lors des trajets à deux.
Pour un usage plus polyvalent, une cylindrée comprise entre 300 et 500 cm³ offre souvent un excellent équilibre. Ces motos restent généralement maniables et raisonnables en poids, tout en permettant de circuler plus sereinement sur les routes nationales ou de partir en balade sur plusieurs heures.
En France, le permis A2 autorise la conduite d’une moto dont la puissance ne dépasse pas 35 kW, soit 47,5 chevaux, avec certaines exigences concernant le rapport puissance-poids. Après deux années de permis A2, une formation de sept heures permet d’accéder au permis A.
Le permis détenu ne doit donc pas être vérifié après l’achat, mais avant la sélection des modèles. Une moto proposée en version bridée peut accompagner la progression de la conductrice, à condition que son poids et son ergonomie restent adaptés dès les premiers kilomètres.
Adapter une moto légèrement trop haute
Une moto qui semble presque adaptée ne doit pas forcément être écartée immédiatement. Les constructeurs proposent parfois une selle basse conçue pour le modèle, ce qui constitue généralement la solution la plus cohérente, car elle préserve la position des commandes et l’équilibre général de la machine.
Un sellier spécialisé peut aussi creuser la selle d’origine. Cette modification permet de gagner quelques centimètres, mais elle doit rester raisonnable pour ne pas supprimer toute la mousse de confort ni créer une position inconfortable sur les longs trajets.
Le réglage de la précharge arrière peut modifier légèrement l’assiette de la moto, mais il ne s’agit pas d’une solution à effectuer au hasard. Une suspension trop abaissée peut réduire la garde au sol, modifier le comportement en virage et perturber le fonctionnement de la béquille latérale.
- Privilégier une selle basse d’origine ou une pièce conçue par un fabricant reconnu.
- Faire appel à un professionnel pour toute modification de suspension ou de géométrie.
- Éviter de rabaisser fortement la moto, au risque de dégrader sa tenue de route.
- Contrôler la béquille et la garde au sol après toute transformation.
Les chaussures peuvent également modifier la sensation de sécurité, mais une semelle très épaisse ne doit pas remplacer une vraie adaptation de la moto. Il vaut mieux choisir des bottes ou chaussures montantes de moto offrant une protection correcte, une semelle stable et une bonne adhérence.
Réussir l’essai avant de prendre une décision
Un essai en concession ne doit pas se limiter à s’asseoir quelques secondes. Il faut monter sur la moto avec les vêtements et les chaussures utilisés habituellement, tourner complètement le guidon, actionner les leviers et vérifier que les commandes ne demandent pas un étirement inconfortable des mains.
Il est utile de demander l’autorisation de déplacer la moto moteur coupé. Reculer, la redresser après une légère inclinaison, la placer sur la béquille et effectuer un demi-tour permettent de repérer immédiatement les difficultés qui ne se voient pas en roulant.
Une fois en circulation, la moto doit rester prévisible lors des démarrages et des arrêts. La confiance à faible vitesse est souvent plus importante que la sensation de facilité lorsque la machine est déjà lancée.
| Besoin principal | Type de moto à privilégier | Points à contrôler |
|---|---|---|
| Ville et trajets courts | 125 cm³ légère ou petit roadster | Poids, rayon de braquage, hauteur de selle |
| Balades et usage quotidien | Bicylindre de 300 à 500 cm³ | Souplesse du moteur et confort |
| Priorité à l’accessibilité | Cruiser ou modèle équipé d’une selle basse | Appui d’un pied et facilité de recul |
| Voyages occasionnels | Roadster de moyenne cylindrée | Position, protection et capacité d’emport |
Rouler sereinement avec une machine adaptée
Pour une femme de 1,60 m, la Kawasaki Eliminator 500 offre un compromis particulièrement convaincant grâce à sa selle basse, son poids raisonnable et son moteur accessible. La Honda CB500 Hornet constitue une alternative plus polyvalente, tandis que la Yamaha MT-07 s’adresse plutôt à une conductrice déjà à l’aise avec une selle plus haute.
Le meilleur choix reste celui qui permet de déplacer la moto sans appréhension, de poser un pied avec assurance et de conserver une position naturelle. L’essai réel, complété par un équipement adapté et quelques exercices de manœuvre lente, vaut toujours mieux qu’une sélection fondée uniquement sur la hauteur de selle.
FAQ
La Kawasaki Eliminator 500 constitue un choix très accessible grâce à sa selle basse, son poids raisonnable, son centre de gravité bas et son moteur bicylindre compatible avec le permis A2.
Une hauteur comprise entre 720 et 790 mm peut convenir, mais la largeur de la selle, la longueur des jambes, le poids et l’équilibre général influencent davantage les sensations réelles.
Il n’est pas indispensable de poser les deux pieds à plat, car un seul appui ferme peut suffire si la moto reste maîtrisable lors des arrêts, des dévers et des manœuvres lentes.
Une selle basse d’origine constitue la solution la plus cohérente, tandis qu’un sellier peut creuser l’assise avec modération. Le rabaissement de suspension doit être réalisé par un professionnel.

